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Le coronavirus et la chirurgie bariatrique

Coronavirus et la chirurgie bariatrique

Coronavirus et la chirurgie bariatrique : Une étude qui a été faite récemment a conclu que le virus de covid peut infecter les adipocytes et les macrophages dans les tissus graisseux. Ces résultats, s’ils se confirment, apporteraient des premiers éléments d’explication sur les formes graves et prolongées de la Covid-19 qui touchent les patients obèses.

Coronavirus et la chirurgie bariatrique

Des chercheurs de l’Angleterre, avec l’aide de quelques collègues issues de la Suisse et de l’Allemagne ont observé la présence de l’acide ribonucléique (RNA) du SARS-CoV-2 dans les adipocytes, les cellules qui stockent les graisses, et dans des cellules immunitaires résidant dans les tissus graisseux. Ces résultats, prépubliés sur le serveur de prépublication « BioRxiv », pourraient expliquer, en partie, pourquoi les personnes obèses (qui possèdent un IMC > 30) sont plus touchées par des formes graves et prolongées de la Covid-19.

Si l’obésité est toujours accordée par quelques pathologies qui peuvent rendre l’affectation de la Covid-19 plus grave, comme le diabète ou des troubles de l’inflammation par exemple, tous les obèses n’en sont pas atteints. Pourtant, le risque persiste sans que les scientifiques n’aient pu mettre le doigt sur les causes exactes.

Le covid dans les tissus adipeux

L’une parmi ces pathologies peut donner la capacité du SARS-CoV-2 à infecter les adipocytes. Les chercheurs ont choisi quelques patients qui ont déjà fait appel à la chirurgie bariatrique des échantillons de graisse viscérale, sous-cutanée, péri et épi cardiale puis les ont infectés avec le SARS-CoV-2. Le génome du coronavirus a été identifié dans les adipocytes matures, mais pas dans les pré-adipocytes. Le coronavirus peut aussi infecter un sous-type de macrophage, appelé macrophage C2, résidant dans les tissus adipeux.

En continuant encore plus dans cette démarche, les chercheurs ont dégagé que ces macrophages étaient particulièrement pro-inflammatoires. Dans le cas où les préadipocytes ne sont pas atteints par le virus du covid-19, s’il y en a, ça va changer leur phénotype en les rendant inflammatoires. Ces expériences in vitro sont confortées par l’observation du coronavirus dans des dépôts graisseux, notamment autour du cœur et des poumons, de patients décédés de la Covid-19.

Ce qu’on peut retirer de cette étude, qui doit encore être relue et publiée dans un journal à comité de lecture, sont à prendre avec précaution. Si elles sont confirmées par d’autres études indépendantes, elles pourraient apporter un début d’explication quant aux formes graves de la Covid-19 chez les obèses, mais aussi sur l’apparition du Covid long, si les tissus graisseux forment un réservoir pour le SARS-CoV-2.